Le philosophe qui n'était pas sage

 

"  Cette histoire se déroule à l’autre bout du monde, et pourtant c’est une histoire sur nous, notre société, cette société qui a façonné malgré nous nos esprits et nos habitudes de vie. J’avais envie d’inviter chacun de nous à une prise de conscience, et oser la question : est-ce vraiment ce que nous voulons ? " Laurent Gounelle

 

Le livre en quelques mots

Deux destins qui s’affrontent, deux conceptions de la vie que tout oppose.

La forêt tropicale semblait retenir son souffle dans la chaleur moite du crépuscule. Assise devant l’entrée de sa hutte, Elianta tourna les yeux vers Sandro qui s’avançait. Pourquoi ce mystérieux étranger, que l’on disait philosophe, s’acharnait-il à détruire secrètement la paix et la sérénité de sa tribu ? Elle ne reconnaissait plus ses proches, ne comprenait plus leurs réactions… Qu’avaient-ils fait pour mériter ça ? D’heure en heure, Elianta sentait monter en elle sa détermination à protéger son peuple. Jamais elle ne laisserait cet homme jouer avec le bonheur des siens.

Un roman captivant, plein d’humour, de sens et de suspense. Une histoire surprenante qui cache une subtile remise en cause de notre société.

 Découvrez le 1er chapitre du livre

 

Interview pour Web TV Culture

 

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Laurent Gounelle nous en dit un peu plus

 

° Comment résumer le livre en quelques lignes ?

C’est l’histoire de Sandro, un jeune philosophe dont la vie part en vrille suite à la disparition de sa femme, décédée par la faute d’une tribu d’Amérique du sud. Il se rend sur place, au cœur d’une forêt tropicale, avec un but en tête : se venger de ce peuple qui a détruit sa vie. Il va devoir affronter Elianta, une jeune chamane déterminée à résister pour protéger son peuple.

 

°Après la quête du bonheur dans « L’homme qui voulait être heureux », le thème de la liberté dans « les Dieux voyagent toujours incognito », quel est le thème central de votre nouveau roman ?

Le thème de ce roman, c’est nous, ou plutôt notre modèle de société, qui peut nous sembler normal puisque nous l’avons toujours connu, mais qui mérite qu’on l’observe avec un œil neuf.

Ce que nous déplorons parfois, qaund notre regard se porte autour de nous, est, à un niveau différent, le reflet de nos propres modes de pensée, dont nous ne sommes pas toujours conscients.

Notre modèle de société est à l’image de notre vision du sens de la vie. Ce roman pose donc la question de celui-ci.

 

° Comment est-née l’idée de ce roman ?

J’écoutais les actualités à la radio et soudain, j’ai entendu relater la nouvelle d’un carambolage en série sur l’autoroute. Le jour de l’accident, il y avait un brouillard à couper au couteau, à peine quelques mètres de visibilité, et pourtant les gens fonçaient à 120 km/h sans voir où ils avançaient.

J’ai trouvé que ce fait divers illustrait parfaitement notre société…

Cela m’a donné envie d’écrire une histoire sur ce thème.

 

° Pourquoi ce retour vers des contrées exotiques, ici l’Amazonie ? Ne peut-on devenir sage dans nos sociétés ?

Je voulais, à travers une histoire, confronter notre mode de vie à celui d’une société n’ayant pas été influencée par l’Occident. Malheureusement, à notre époque, ces sociétés sont devenues rarissimes. La culture occidentale s’est exportée aux quatre coins de la planète et, au-delà de la culture, c’est tout un mode de pensée, de motivation, de vie que l’on a inculqué à tous. Même des sagesses millénaires comme la spiritualité indienne ou chinoise ont été presque totalement balayées par la pensée occidentale omnipotente.

Seules quelques tribus sauvages n’ont à ce jour eu aucun contact avec le monde dit civilisé. En confrontant notre modèle à celui d’un groupe primitif, je voulais le mettre à nu aux yeux de tous…

 

° Qu’avons-nous à apprendre des autres cultures ?

Mieux comprendre quelle est la nôtre…

 

° Etes-vous aujourd’hui un homme sage ?

Je suis loin d’être un homme sage. Disons simplement que j’avance lentement sur le chemin de la sagesse. De ce point de vue, je me définis plus comme un philosophe, pas au sens actuel du terme (je ne suis pas professeur), mais au sens antique : celui qui cherche la vérité et la sagesse.

J’ai coutûme de dire que j’ai eu la chance de vivre la crise de la cinquantaine à l’âge de 23 ans. Cela fait plus de 20 ans que je me suis engagé dans une quête de sens. Il ne se passe pas une journée sans que je ne m’interroge sur le sens de mes actes, sur mes motivations, les paroles prononcées…

En tant que romancier, je me considère comme un passeur, un conteur qui aime partager des réflexions, des découvertes. Je n’ai rien inventé, je n’ai pas développé de théories sur l’Homme. Je me contente d’écrire des histoires qui portent en elles mes réflexions sur le sens de la vie.

 

Ce livre est disponible chez Pocket.